Début janvier, j’avais posté sur cette photo du Mont Blanc.

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Ça fait plusieurs années qu’il me narguait et j’avais ajouté son ascension dans mes objectifs de 2020.

Après quelques jours d’entraînement et d’effort, c’est fait, l’objectif est atteint !

J’ai plus l’habitude de parler de survivalisme, mais j’aimerais te faire partager une autre de mes passions, la haute montagne.

J’espère que ça te donnera envie de pratiquer la montagne !

 

Mont Blanc jour 1 : Entraînement crampons et cordée

La cordée dans le brouillard et la neige… en plein mois d’août !

C’est impressionnant d’évoluer sur un glacier rempli de crevasses avec une visibilité à 150m max.

20mn après le départ le guide tombe dans une crevasse, plus de peur que de mal, il n’y a que sa jambe qui passe au travers, mais ça met directement dans l’ambiance.

Ça sera heureusement la seule fois du périple.

 

Mont Blanc jour 2 : Entraînement escalade et « classe de neige »

La voie normale du Mont Blanc passe par le refuge de la tête rousse et le refuge du goûter. Entre les deux il n’y a que 660m de dénivelé, mais 500m d’escalade.

Je fais souvent de l’escalade, mais c’est la première fois que j’en fais avec des chaussures d’alpinisme et un sac sur le dos.

Le guide nous a donc emmenés crapahuter à 3600m pour vérifier notre technique et tester notre comportement face au vide.

Après une marche d’approche d’une petite heure, on a fait un sommet puis on est redescendu sur une ligne de crête pour finir par un rappel.

Avec des ravins de plusieurs centaines de mètres des deux côtés, c’est “tu tombes, tu meurs”. Évidemment on est encordé, mais la sensation est là.

On a ensuite appris comment franchir un mur de neige, à progresser en crampons sur des pentes très raides.

Mais on a surtout appris à sortir quelqu’un d’une crevasse.

Conclusion pas très rassurante : sans matériel sophistiqué et intransportable en expédition ma copine est incapable de me sortir…

 

Mont Blanc jour 3 : Acclimatation

Fin de l’entraînement, on commence l’ascension vers le Mont Blanc !

Après quelques heures de marches, on arrive en fin de matinée au refuge des têtes rousses à 3 167m.

L’idée est de passer la nuit au refuge pour s’acclimater pour limiter les risques liés à l’altitude et faire le sommet du Mont Blanc dans les meilleures conditions possible.

C’est aussi l’occasion de regarder de plus près le fameux couloir du goûter.

Le guide nous a prévenus, il y a une chance sur deux qu’on le passe, il ne prendra aucun risque, s’il ne le sent pas on rebrousse chemin.

Il a l’air inoffensif pendant un moment, puis en fin de journée une dizaine de pierres tombent depuis le sommet pour finir 800m plus bas.

Le bruit de l’avalanche se répercute dans toutes les montagnes autour. Impressionnant…

Lever demain matin à 5h30 pour le franchir avant que le soleil ne fasse fondre le permafrost et libère des pierres.

 

Mont Blanc jour 4 : Sommet !

C’est le grand jour !

Lever à 5h30 pour passer le couloir du goûter quand tout est encore gelé. On as de la chance, aucun départ de pierre pendant la traversée.

On enchaîne avec 2h d’escalade pour atteindre atteindre le refuge du goûter.

On vide les sacs des objets inutiles, on boit un thé, puis c’est reparti.

2h30 de marche sur le glacier avant de faire une pause au refuge Vallot.

1h30 de marche sur des lignes de crêtes. Je commence à sentir l’altitude, les gestes sont plus lents et je dois respirer deux fois plus qu’avant pour fournir le même effort.

Ça y est, on y est !

Le temps de boire un coup et de casser la croûte et on a la chance extraordinaire de se retrouver seuls sur le sommet de l’Europe.

Putain, c’est beau…

 

J’espère que ce bref résumé de l’ascension t’a donné envie de te mettre à l’alpinisme.

 

Si tu souhaites placer le Mont Blanc dans tes objectifs de 2021 indique-le dans les commentaires, je peux te donner quelques conseils personnalisés !

2 Comments

  1. Cormier Michel

    24 septembre 2020 at 9 h 39 min

    Salut Antoine, merci de partager ce super moment. Si tu veux bien communiquer les coordonnées de ton guide, je suis preneur. Je ne suis qu’un “pyrenneen” et n’ai jamais grimpé au dessus de 3000, mais j’aimerai connaitre le mont blanc avant notre mort programmée 🙂 merci d’avance michel

  2. Dominique Bossard ( Berkey !!)

    22 août 2020 at 8 h 06 min

    Félicitations ! J’admire
    J’adore la montagne mais je préfère rester sur les sentiers de randonnées. J’ai de très bons souvenirs avec un guide passionné de nature, de plantes sauvages comestibles.

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