Février 2017, à Oroville aux États-Unis.

Après de fortes pluies, un barrage menace de céder.

Avec ses 235 mètres de hauteur, c’est le plus haut des Etats-Unis.

On l’a toujours dit invincible, mais la nature semble avoir décidé d’en venir à bout.

Le réservoir principal est endommagé.

Plusieurs villes sont situées en contrebas le long de la rivière.

En cas de rupture, les géologues prédisent qu’une vague de 9 à 10 mètres déferlera sur la vallée.

Dans l’urgence, les autorités doivent gérer une situation potentiellement catastrophique.

 

Ordre d’évacuation immédiat

12 février, au milieu de la nuit, un ordre d’évacuation immédiat est donné.

L’ordre tourne en boucle à la télé et à la radio.

Les policiers quadrillent la ville pour prévenir les habitants avec les haut-parleurs de leurs voitures.

La panique s’empare de la ville.

 

Ce sont 200 000 personnes qui évacuent !

L’ordre est clair : évacuer.

Mais vers où et comment ? Très peu d’informations sont données.

Ils ne savent pas combien de temps ils seront absents.

Il ne savent pas s’ils pourront revenir.

Personne n’était préparé à une évacuation en urgence en pleine nuit.

Ils n’ont que quelques minutes pour prendre leurs affaires et monter dans leur voiture.

« On a eu moins d’une heure pour se préparer. On a pris ce qu’on pouvait et on est sortis. Je sais qu’ils vont réparer (le barrage) mais je ne sais pas combien de temps ça va leur prendre», résume Patricia, installée dans une grande salle municipale de Roseville où 200 familles ont aussi trouvé refuge [1].

Dans la nuit, de longues files de voitures se forment sur les autoroutes.

La situation devient chaotique

 

Les centres d’hébergement d’urgence saturent

La Croix-Rouge ouvre ses centres d’hébergement d’urgence.

Mais ils ne peuvent pas accueillir tout le monde.

Les réfugiés sont trop nombreux.

Ils sont rapidement saturés.

Seules les familles avec des enfants en bas âges et les personnes vulnérables sont autorisées à s’y réfugier.

Les autres doivent se débrouiller par eux-mêmes.

Avec rien d’autre que ce qu’ils réussi à préparer et à emporter dans la précipitation.

Les supermarchés et stations-service sont dévalisés

Les stations-service sont en manque de carburant quelques heures seulement après l’évacuation.

Les habitants n’avaient pas anticipé leurs pleins d’essence.

Les supermarchés sont dévalisés.

Ils sont pris d’assaut par ces mêmes habitants qui n’avaient pas préparé de stocks de nourriture en cas d’évacuation.

Ils doivent fermer leurs portes.

Dans l’urgence, la Croix-Rouge et l’État américain organisent des distributions de nourriture.

 

15 février, fin de l’évacuation, elle aura duré 3 jours

Le niveau d’eau du barrage commence à descendre.

La situation est jugée stable.

Les 200 000 réfugiés peuvent rentrer chez eux.

Fin de l’alerte.

 

Et toi, comment aurais-tu réagi ?

Quand je vois ce genre de situation, je me pose toujours la question : « et moi, comment aurais-je réagi ? ».

Je recueille toutes les informations nécessaires.

Je les analyse et je mets en place différentes stratégies.

Si cette situation devait se produire chez moi, je serai prêt.

Inutile de tomber dans la psychose ou la sur-préparation

Un bunker, un canot de sauvetage, 1 an de ration de survie ou une collection d’armes à feu n’auraient été d’aucune utilité face à une vague de 10 mètres.

Dans ce cas, et comme pour la majorité des catastrophes naturelles, il est simplement recommandé de prévoir :

 

1 – Un sac d’évacuation d’urgence pour toi et chaque membre de ta famille

Tu dois y mettre de quoi tenir 2 ou 3 jours :

Si tu souhaites plus d’informations sur le sujet, j’ai écris un article que tu peux lire ici : https://www.apprendre-preparer-survivre.com/lindispensable-sac-devacuation-durgence-du-domicile/

 

2 – Un ou deux jerricans d’essence.

Pour pouvoir fuir loin du lieu de la catastrophe.

Sans devoir compter sur les stations-service et sans dépendre des autres.

 

Et c’est tout !

Pas besoin de dépenser des millions comme peuvent le faire certains nouveaux adeptes du survivalisme.

Tu n’as besoin que de quelques dizaines d’euros pour te constituer un sac d’évacuation.

Sa préparation est un investissement minime en temps et en argent.

 

Il y a peut-être très peu de chances que tu doives un jour évacuer ton domicile

Mais si un jour cela est nécessaire, un sac d’évacuation peut faire la différence entre une situation problématique et une situation critique.

Te tenir prêt à évacuer en urgence, c’est anticiper pour limiter les risques et les conséquences de catastrophes souvent imprévisibles.

 

Et toi, as-tu de quoi évacuer en cas d’urgence ?

 

Prépare-toi !

 

Antoine

10 Comments

  1. Esp

    3 août 2020 at 12 h 09 min

    Question : que se passe-t-il si ça arrive lorsque nous partons de chez nous? Nous devrions toujours avoir ce sac sur nous finalement, enfin dans la voiture tout au moins? Au bureau, en sortie pour la journée, en vacances?

  2. Pescadou

    24 mai 2020 at 13 h 53 min

    Toujours analyser son environnement et les risques induits !
    Dans mon cas, risques chimique, émeutes et évacuation difficile…
    Bonne préparation

  3. christine dervaux

    21 mai 2020 at 22 h 55 min

    bonsoir , je suis de la “vieille école”née en 55 , il était de tradition de “faire des réserves pour l’hiver ” , de prévoir l’avenir proche , j’ai toujours eu des sacs d’évacuation (6 enfants ) suis en france , mais les séismes de plus en plus fréquents , les centrales nucléaires , et Nibiru près de nous … plus les ondes , etc .ça fait beaucoup…. (3enfants sur 6 sont conscients , mais .;;à force de …) je veux me renforcer dans mes convictions de survie …merci à vous de votre site

  4. Jean

    13 mai 2020 at 9 h 15 min

    En plus de la liste que tu as citée, j’ai 2 éléments supplémentaires dans mon sac.
    Deux talkie-walkies et une petite radio à piles pour rester au courant des infos.

    1. Antoine

      13 mai 2020 at 13 h 25 min

      Bonjour Jean,
      C’est une très bonne idée pour compléter un kit !

  5. Melissa

    10 mai 2020 at 9 h 18 min

    Merci pour vos conseils et pour vos articles. C’est intéressant et passionnant.

    1. Antoine

      11 mai 2020 at 12 h 27 min

      Bonjour Mélissa,

      Merci, ça fait plaisir !

  6. sam zik

    3 mai 2020 at 11 h 40 min

    First you want to study your nearest environment before you settle somewhere. Away from potential floodings, earthquakes or tornados, fracking sites or massive farming or industrial site.
    Does your guide talks about this subject !?

    1. Antoine

      3 mai 2020 at 18 h 20 min

      I’m totally agree with you, unfortunately most of the people’s doesn’t think enough far.
      MMy guide doesnt speak about thats kind of subject, it’s more a basic guide for someone who whant to begining in survival.

  7. pascale brehier

    30 avril 2020 at 10 h 19 min

    I would never be installed in a village with a dam upstream. if it was the case … I go away as quickly as possible, find family, friends and rebuild something to eat … in priority ..

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