Article écrit par Pierre BELARBI, formateur en secourisme et ancien membre des sapeurs-pompiers de paris.

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Lors d’un trekking en montagne, d’une expédition, d’une sortie en mer ou d’une simple excursion, un accident peut à tout instant survenir.

En France, chaque année, 3 000 personnes sont secourues en montagne et plus de 10 000 en mer (sans compter les migrants…).

L’Europe est dotée d’infrastructures plutôt bien développées ainsi que de bons services de secours.

Mais selon le lieu (haute montagne, foret isolé, manque de réseau…) et la situation (rupture de la normalité, tempête, surcharge des urgences…) l’intervention des secours peut être difficile, voire impossible.

Du bon matériel, une bonne préparation et une connaissance des premiers secours sont indispensables pour ne pas se retrouver dans une situation critique !

Cet article t’apportera quelques bases théoriques à connaître en cas de prise en charge d’un traumatisme d’articulation ou d’une fracture.

Dans toutes ces situations, une immobilisation sera indispensable pour interdire tout mouvement du membre ou de l’articulation lésé(e) afin que la situation ne s’aggrave pas !

Attention, les connaissances théoriques ne remplacent pas une formation complète en secourisme.

Forme-toi, entraîne-toi !

 

Entorse, Luxation, foulure ou fracture ?

L’entorse est la distension ou la rupture (déchirure) d’un ou de plusieurs ligaments (fibre qui unit les os entre eux), elle est souvent due à une mobilisation excessive d’une articulation (cheville, genou, coude, doigts).

La luxation est une déchirure des ligaments (entorse) associée à une articulation déboitée (épaule, cheville, coude, mâchoire, hanche) qui entraine la perte des rapport articulaires normaux.

La foulure est la distension ou le déchirement d’un muscle ou d’un tendon (tissus reliant le muscle à l’os).

La fracture est une rupture partielle ou complète d’un os. Mouvement impossible.

 

Pour toute suspicion de fracture ou de luxation, une immobilisation de la partie blessée voire de la victime en entier est primordiale enfin qu’aucun mouvement inopiné ne vienne aggraver la lésion durant l’attente des secours ou lors d’un transfert d’urgence.

 

Le protocole GREC (glace, repos, élévation, et compression)

La Glace, l’eau froide ou la neige appliquée sur la zone lésée permet de ralentir les effets secondaires (gonflement, formation d’œdème). La glace ou la neige ne doit jamais être en contact direct avec la peau (risque de gelure), utiliser un sac plastique, un gant ou un linge et le fixer à l’aide d’un bandage.

Le Repos ou l’immobilisation permet à la fracture ou la Luxation d’être immédiatement soulagée. Une entorse restera douloureuse même immobilisé mais ce repos améliore le mécanisme de réparation. (3 semaines sont nécessaires à un tendon ou un ligament pour bien cicatriser).

L’Élévation (maintien légèrement surélevé) du membre lésé permet de limiter la douleur et la formation de l’œdème.

La Compression adaptée (qui n’entrave pas la circulation sanguine) prévient également l’œdème réactionnel. Pour une entorse de la cheville lors d’une randonnée n’enlevez pas la chaussure elle comprime et empêche un gonflement supplémentaire.

 

La victime ne doit en aucun cas bouger ni être déplacée sauf apparition d’un danger vital imminent ou d’un risque de suraccident et doit être installée dans une position confortable.

Attention, ne tente jamais de repositionner un membre ou de réduire une fracture !

 

Immobilisation des membres supérieurs

Les fractures des doigts, de la main, de l’avant-bras du coude du bras, de la clavicule et les luxations peuvent être immobilisées au moyen d’une écharpe simple ou triangulaire, d’attelle de fortune (revue, écorce d’arbre,..) ou encore d’un teeshirt remonté sur le membre atteint (englober 2 articulations).

Cette immobilisation peut être renforcée au moyen d’une contre-écharpe afin de bien maintenir le membre sur la poitrine de la victime.

Un doigt fracturé peut être immobilisé avec le doigt voisin.

 

Immobilisation des membres inférieurs

Pour une fracture du bassin, de la cuisse ou de la jambe, utiliser des liens larges, placer un rembourrage entre les deux jambes puis les bander ensemble au niveau des chevilles et des genoux si possible, positionner le nœud du côté sain.

Si la victime doit être déplacée, ajouter un lien au niveau des jambes, un autour des cuisses et un au-dessous de la fracture

Attention, ne pas comprimer trop fort et vérifier régulièrement la circulation sanguine

Je le répète, encore une fois.

 

LES GESTES DE PREMIERS SECOURS NE S’IMPROVISENT PAS, FORMES-TOI !

 

Cet article est écrit par Pierre BELARBI, le fondateur de Salvare Prevention.

Salvare Prévention est une entreprise spécialisée dans la formation au secourisme et la sécurisation d’évènements.

Si tu souhaites te former au secourisme et contacter Pierre : http://www.salvare-prevention.com/

1 Comment

  1. Pierre

    2 juin 2020 at 13 h 32 min

    Super article !
    Merci Antoine

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