Il arrive qu’il faille construire un bivouac pour passer la nuit.

Ça peut être pendant une situation de survie, en bushcraft ou simplement pendant une randonnée.

Quelles techniques, quel équipement et quel matériel utiliser ?

C’est souvent difficile de savoir comment s’y prendre.

Alors voici quelques conseils pour passer une bonne nuit.

Ou, en tout cas, la moins pire possible…

 

La construction du bivouac ne doit pas être négligée

Après une journée d’efforts, ton corps a un besoin vital de se reposer.

Mal dormir peut te mettre dans une situation délicate.

Ou aggraver encore plus une situation délicate.

Pour reprendre des forces et bien te reposer, il te faut donc un abri efficace.

Soit : un abri rapide à créer et qui te protège des agressions extérieures.

 

Le jour n’est pas la nuit !

La plus grande erreur est de penser que les conditions météo du jour seront les mêmes la nuit.

Selon l’altitude, le moment de l’année et la zone géographique, la température peut chuter de plusieurs dizaines de degrés entre le jour et la nuit.

 

Et je sais de quoi je parle…

Il y a quelques années, en pleine canicule dans la vallée, je suis allé monter un sommet avec un ami.

35 degrés à l’ombre et pas un nuage à l’horizon.

On est partis naïvement, en prévoyant de dormir à la belle étoile.

Avec des sacs de couchage qui avaient une température limite de seulement 10 degrés.

On a campé au pied du sommet.

 

La nuit, la température est tombée jusqu’à 2 degrés…

On a tous les deux fait une nuit blanche, impossible de s’endormir avec ce froid.

Et en haute montagne, impossible de trouver de quoi faire un feu.

On a payé notre erreur et le sommet du lendemain a fait mal !

 

Je ne vais pas donner des plans de bivouacs « tout faits »

 

Un bon bivouac s’adapte au terrain

C’est la règle d’or dont tu dois te souvenir.

Je pense donc qu’il est plus intéressant d’aborder les problématiques que tu peux rencontrer.

Pour qu’un bivouac soit réellement efficace, il doit respecter plusieurs critères.

 

Protéger du froid

Pour limiter la perte de température, la structure doit être la plus couverte possible.

Ne laisse qu’une petite ouverture pour entrer et sortir.

Et rajoute un isolant thermique sur la structure (feuilles mortes, herbe, terre, neige…).

La mousse est particulièrement efficace et légère dans cette situation.

Mais attention, si tu utilises un isolant léger, pense à rajouter une structure par-dessus pour éviter qu’il ne s’envole pendant la nuit.

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Ne te retrouve pas devant à un rayon vide au dernier moment.

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Si tu allumes un feu, devant ou dans ton bivouac :

  • Prévois assez de combustible pour toute la nuit
  • Prévois une évacuation pour la fumée
  • Fais très attention au risque d’incendie !

Avec le feu, la moindre erreur peut empirer une situation difficile et te mettre dans une situation critique.

J’ai déjà fait l’erreur de m’endormir alors le vent rabattait la fumée sur moi :

Je me suis réveillé proche du malaise, avec les poumons dans un sale état.

 

Protéger de la pluie

Construire un abri réellement étanche demande du temps et de l’expérience.

Aide-toi au maximum du terrain !

La nature a souvent tout le matériel nécessaire.

Les arbres, les rochers, les grottes ou les falaises te protègeront naturellement de la pluie.

 

Dans tous les cas, pour te protéger de la pluie :

  • Construis toujours un toit avec une forte pente pour que l’eau s’écoule facilement ;
  • Evite les matériaux qui retiennent l’eau, comme la mousse, et privilégie ceux qui lui permettent de s’écouler, comme les feuilles.

 

Protéger du vent

Comme pour la pluie, le plus efficace est d’utiliser le terrain.

Le vent peut être violent.

Dans certaines zones, un effet “couloir” peut même le rendre encore plus puissant.

Mais on peut le “casser” et diminuer sa puissance en construisant grossièrement un mur de pierres, par exemple.

Pour que ton bivouac résiste au vent, sa structure doit être particulièrement résistante et ses matériaux isolants fermement attachés.

Privilégie les pierres. Si tu utilises des branches, plante-les fermement dans le sol.

Ne te fatigue pas inutilement en essayant de te protéger à 360 degrés.

Identifie d’où vient le vent et ne crée des protections que contre cette direction.

Isoler ton couchage du sol

C’est trop souvent négligé.

Mais la nuit, le sol est froid et humide.

Si tu t’endors à même le sol, tu risques de ne pas réussir à conserver ta chaleur corporelle.

Et de te réveiller trempé…

 

Pour rester au chaud et sec, tu dois former une litière.

Utilise de fines branches, des feuilles ou de la mousse.

Idéalement, dispose des branches en dessous pour l’isolation avec le sol, et recouvre-les de mousse ou de feuilles pour un meilleur confort.

 

Être discret, toujours

En cas de grave rupture de la normalité (ou de bivouac en terrain privé…), la discrétion est souvent indispensable.

Pour qu’il se fonde dans le décor, construis ton abri avec les matériaux que tu trouveras sur place.

Si tu utilises des matériaux qui ne sont pas naturels (comme une bâche en forêt), recouvre-les de matériaux locaux.

Arrange-toi pour finir ton bivouac avant la nuit et pouvoir vérifier la qualité du camouflage à la lumière du jour.

Si tu dois faire un feu, creuse une fosse et allume-le au fond.

Vérifie qu’il soit bien invisible en faisant le tour de bivouac.

 

Conseils supplémentaires pour un abri efficace :

  • Prévois toujours au moins 2 heures avant la tombée de la nuit pour finir ton bivouac ;
  • Si tu as de la nourriture, place-la en hauteur sur une branche ou recouvre-la de grosses pierres pour éviter de te la faire voler au milieu de la nuit par une bête sauvage. Ça arrive plus souvent qu’on ne le pense.
  • Si tu bivouaques dans un lieu de passage (chemin de randonnée par exemple), repère les lieux des précédents campements. Ils sont souvent aux meilleurs endroits et parfois déjà aménagés !
  • Pour être efficace, il faut être feignant ! Utilise au maximum le terrain pour dépenser le moins d’énergie possible.

Tu as maintenant toutes les informations qu’il te faut pour construire ton bivouac.

N’attends pas d’être en situation de survie pour tester ces conseils.

 

Entraîne-toi !

Ce n’est pas en urgence, avec quelques brindilles et un de tes lacets que tu vas apprendre à te construire un abri pour te protéger toi et tes proches.

Mieux vaut « s’amuser » à passer quelques mauvaises nuits à cause d’un abri mal conçu quand tout va bien, plutôt que de se retrouver en difficulté en situation d’urgence.

Une randonnée ou sortie bushcraft, c’est toujours l’occasion d’apprendre plein de choses.

En plus de ton abri, profite-en pour tester plein de techniques et du matériel : allumer un feu, cuisiner des glands et des plantes sauvages, filtrer purifier de l’eau, essayer ton couteau de bushcraft

 

Prépare-toi !

 

Antoine

3 Comments

  1. Aramis

    10 mai 2020 at 1 h 58 min

    Du blabla. Rien de concret.

    1. Antoine

      11 mai 2020 at 11 h 46 min

      Bonjour Aramis,

      J’annonce la couleur dès le début “JE NE VAIS PAS DONNER DES PLANS DE BIVOUACS « TOUT FAITS »”.

      Un bon bivouac s’adapte au terrain, si je devais donner du “concret”, il faudrait un article ne suffirait pas, il faudrait un livre.

      Mais si tu ne connais pas les principes de bases, une encyclopédie avec tous les plans de bivouacs possible ne te servira à rien.

  2. Mojenn Karaté & Bretagne

    8 mai 2020 at 15 h 54 min

    Très intéressant, comme d’habitude il faut se mettre en condition avant, anticiper autant que possible. Comme dans toutes les disciplines.

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