J’ai reçu de nombreux messages suite à mon dernier email sur la BAD. 

La plupart veulent savoir comment j’ai trouvé la mienne, et des conseils pour trouver la leur.   

Trouver une BAD ne s’improvise pas, j’ai mis deux ans à trouver la mienne.

Voici les conseils que je peux te donner. 

 

1 – Définis ta zone de recherche

Comme je te l’ai dit dans mon précédent mail, ta BAD doit être ta résidence principale. 

À moins d’avoir la chance de pouvoir travailler en télétravail ou de changer de travail facilement, tu ne peux pas chercher n’importe où.

=> Je travaille en ville, ma compagne aussi, on s’est fixé 50 mn de voiture maximum. 

 

2 – Estime ton budget

Sois économe, c’est extrêmement risqué d’acheter ta BAD au-dessus de tes moyens. 

Ce serait un comble de te faire expulser de ta BAD en pleine crise économique parce que tu as perdu ton travail… C’est justement là que tu en as le plus besoin !

Assure toi que tu puisses payer ton crédit, même en cas de graves difficultés financières.

=> J’ai mis suffisamment d’apport pour couvrir les mensualités du crédit, même en cas de chômage.

  

3 – Choisis le type de bâtiment

C’est évident, mais une BAD ne peut pas être un appartement.

Ça doit être une maison : 

  • Solide, elle doit pouvoir tenir sur le long terme sans gros travaux.
  • Bien isolée, tu dois pouvoir la chauffer en autonomie l’hiver

Évite les maisons en parpaings ou en briques conçues dans les années 50/70, elles sont généralement vieillissantes et mal isolées.

Je te conseille de privilégier soit les vieilles maisons, celles qui ont plus de 100 ans, soit les maisons modernes qui sont dès le début conçues pour être autonomes.

Généralement, les maisons les mieux adaptées sont les anciennes fermes.

=>Ma BAD est une très vieille ferme en pierres construite avant 1850. Rien que le fait qu’elle ait tenu jusqu’ici me dit qu’elle est solide et bien conçue.

Comme les hivers sont très durs en montagne, elle est très bien isolée et le système de chauffage au bois est très performant.

 

4 – Le terrain

Un terrain suffisamment grand est indispensable à l’autonomie alimentaire.

Idéalement, il faudrait avoir quelques hectares pour élever des animaux (poules, moutons, lapins…).

Dans tous les cas, 1500 m2 de terrain, c’est le minimum.

=>Je n’ai que 2000 m2 de terrain, c’est mon seul regret. En Suisse, la terre est hors de prix et les rares terrains sont réservés aux agriculteurs.

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5 – Va voir les agents immobiliers sur le terrain

Les BAD ne sont pas des biens classiques, et les agents immo veulent gagner de l’argent le plus rapidement possible.

Ça arrive régulièrement qu’ils ne prennent pas les biens atypiques, ils ont peur de ne pas arriver à les vendre et de perdre leur temps. 

Du coup, ces biens ne sont jamais mis en ligne sur leurs sites internet.

Va les voir et donne-leur tes critères de recherche, c’est possible qu’ils se souviennent d’une maison qu’ils avaient refusé de prendre quelques mois auparavant.

=> Quand j’ai acheté la mienne, l’agent immobilier n’en revenait pas que je voulais en faire ma résidence principale. 

Pour lui ça n’était qu’une vieille résidence secondaire mal conçue, avec beaucoup de travaux. 

 

6 – Le piège de l’isolement 

Ça ne sert à rien de chercher la maison la plus isolée possible. Au contraire, c’est dangereux.

Entre les promeneurs et les chasseurs, aucune maison n’est inconnue des locaux.

En cas de grave crise, les pilleurs se dirigeront naturellement vers les maisons les plus isolées.

Privilégie les hameaux avec quelques voisins, en cas de coup dur, vous pourrez vous entraider. 

 

7 – Analyse l’environnement

C’est la partie qui prend le plus de temps. Mais elle est primordiale, ne la néglige pas.

Voici les points que tu dois surveiller.

 

-Les ressources

Pour viser l’autonomie, tu dois avoir à proximité immédiate :

  • Une source d’eau, pour l’eau potable
  • Un terrain cultivable, pour le potager
  • Une forêt, pour le bois de chauffage

 

-Les risques climatiques et technologiques

Identifie dès le début de ta recherche les zones à risque.

Ça peut être des risques climatiques, comme les crues, les inondations, les glissements de terrain et les avalanches. 

Ou des risques technologiques, comme des centrales nucléaires, des zones en amont de barrages, les usines seveso ou les zones polluées.

 

-Les risques humains

Ne cherche pas à proximité des zones fortement défavorisées, les premiers troubles sociaux viendront de là.

Dans chaque village, il y a toujours au moins une famille qui ne respecte rien ni personne, ils s’approprient les bien des autres et causent des problèmes dans tout le voisinage…

Renseigne-toi pour ne pas devenir leur voisin, ce sont des emmerdes garanties. 

 

Mon astuce : Recherche les biens dont personne ne veut

Les critères de recherche d’une BAD ne sont pas les mêmes que pour une habitation classique.

Ce qui fait que certains biens dont personne ne veut sont parfaits pour toi.

Si j’ai pu acheter ma BAD, c’est que personne n’en voulait : 

-L’accès est difficile, Il y a une longue route de montagne pour accéder au village depuis la vallée, puis du village à la BAD il y a un chemin difficilement accessible, surtout en hiver.

-Je ne suis pas relié à l’eau courante, rien que ça a fait baisser le prix de la maison d’au moins 30 %. Mais pour un survivaliste ce n’est pas un problème, j’ai une immense citerne et un système de filtration performant.

Si ma maison était en plaine quelques kilomètres plus bas et reliée à l’eau potable, elle vaudrait au moins 3 fois plus cher… et je n’aurais jamais pu me l’acheter.

 

Si tu as d’autres astuces, tu peux les partager dans les commentaires !

 

Prépare-toi !

 

Antoine

Apprendre Préparer Survivre

24 Comments

  1. Durenton

    11 mars 2021 at 17 h 59 min

    Bonjour,
    Première chose, la politesse.
    On ne “tutoie” pas les lecteurs. Merci.

    1. Steeve Gusman

      12 mars 2021 at 9 h 04 min

      Pauvre type tu n’as qu’a te désinscrire

  2. Fouguet07

    9 mars 2021 at 10 h 58 min

    « Ou des risques technologiques, comme des centrales nucléaires, des zones en amont de barrages, les usines seveso ou les zones polluées. »
    En ce qui me concerne je préfère vivre dans une zone en AMONT d’un barrage plutôt qu’en AVAL, à moins d’être équipé de branchies et de pieds palmés. Tous vos articles sont intéressants mais pour la BAD = base autonome durable ou base à défendre (les deux à mon avis) je suis plutôt pour une résidence principale solide, confortable, discrète, équipée en permanence d’un autonomie de 4 à 6 semaines, armes incluses et indispensables, inutile d’envisager de tenir un siège, juste tenir à distance un petit nombre d’individus mal intentionnés. C’est possible même en ville à l’exception peut-être des grandes métropoles où la densité de population est dangereuse en elle-même. Au-delà de ce délai le « cataclysme » aura pris fin et les secours viendront. À ce moment là, ou pire si les troubles persistent, la survie ne sera que communautaire en collaboration avec les survivants de son village, de son quartier pour les 50% de français citadins. Imaginer une vie de survivant autonome pendant des mois ou des années ne s’envisage que dans le cadre d’une dystopie mondiale avec un effondrement de toutes les sociétés d’autant plus dramatiques que ces sociétés étaient évoluées. Dans ce cas extrême je rejoins Le Doare pour récupérer (et non pour prendre) ce qui aidera à survivre quelques temps de plus.

  3. Pascaline

    9 mars 2021 at 9 h 35 min

    Merci pour cet article très complet, je suis actuellement à la recherche de ma résidence principale, je cherche avec qq hectares parce que j’ai des chevaux, mais je me rends compte en lisant l’article que ça pourrait devenir une BAD. 🙂
    D’ailleurs, je m’intéresse à l’autonomie de très près, permaculture, élevage etc… et tout ça se rejoint.
    Je n’ai pas la vision cataclysmique comme dans certains commentaires, je pense, comme Antoine, que les gens s’entraideront entre voisins.
    Je m’intéresse aussi au système d’éco-village qui pourrait permettre de créer une BAD à plusieurs et d’acquérir le terrain nécessaire.

  4. olivier thomas

    4 mars 2021 at 9 h 09 min

    a force de te lire, je m’aperçois que j’ai une Bad sans le vouloir, juste a force d aménager ma maison principale pour vivre en autonomie, puit , panneau solaire , bois de chauffage , réserve alimentaire , ce qui ma amené a constituer un groupe d’amis, et famille, puisque a plusieurs on vas plus loin !!! par contre au niveau de la vision des autres on passent pour des furieux, voir même des terroristes a partir du moment ou tu est tireur sportifs, et survivaliste ( par la force des choses de la vie ) . ” je veux dire par là ” , faites attention au groupe ou association que vous pourriez participer, ou être abonné , ” internet ” n’est pas toujours votre amis !!!

  5. Eric

    25 février 2021 at 13 h 09 min

    Comme toi je viens d’acheter ma bad en moyenne montagne, accessible avec un chemin de moins de 2m de large ce qui fait que personne ne voulait ce mas de 1783. Seulement 3 familles dans le hameau donc pas trop isolé. Terrain en pente mais avec des faïsses et une source d’eau pas trop loin, chez le voisin mais avec autorisation de l’utiliser. Une petite châtaigneraie et possibilité d’un gros potager. Ne reste plus qu’à rechercher l’autonomie, pas de soucis pour le bois.

    1. Steeve Gusman

      12 mars 2021 at 9 h 11 min

      Franchement tu as déjà accompli le projet d’une vie ^^ je n’ai qu’un seule idée en tete c’est de pouvoir faire la meme chose que toi au plus vite car on vis de + en + dans un monde de tarés …et c’est la seule option valable qui reste !!!

  6. Agnes

    29 décembre 2020 at 10 h 44 min

    Merci pour ces bons conseils. La difficulté est d’en faire sa résidence principale, quand on est dans une région ultra chère, impossible d’avoir 1500m2 🙁

  7. Philippe

    24 décembre 2020 at 12 h 13 min

    Bonjour je voudrais vous faire part de mon expérience mais comme c’est assez long je vais transmettre à Antoine qui jugera du bien fondé de l’éditer.
    Je ne suis pas marin et ne connait rien à la navigation donc la solution de LE DOARE est surement intéressante mais ne peux pas me convenir; si c’est pour rester à quai ou longer les côtes que je ne connais pas….
    Donc je suis parti sur la solution terrestre.

  8. Le doare

    20 décembre 2020 at 11 h 59 min

    En cas de conflit tres sérieux…ne pas acheter,PRENDRE!
    Reperer un bateau de grand voyage…et partir avec,le propriétaire ne s en appercevera meme pas…
    Prendre un bateau de grande serie,style super maramu…il se ressemble tous…et sur l eau ,tous les bateaux sont gris.
    Les forces de l ordre auront d autres chat a fouetter que de te chercher…
    Il n y a pas d équivalent.
    La terre 1/3 de surface
    La mer en occupe les 2/3…
    Certains vivent même sur des iles ” desertes” depuis des années sans que personne ne sache que tu es la peinard avec ta famille…
    Le bateau toujours là est bien a l abri des regard dans sa crique tranquille et TOUJOURS opérationnel !
    Le plan B qui peut a tout instant redevenir le plan A…
    Take care and save your life…
    Nils

    1. michel2A

      9 janvier 2021 at 16 h 31 min

      juste improbable ….. je suis voileux, j’ai un voilier …. il ya trop de paramètres dont vous tenez pas compte .
      1 – la météo
      2 – l’autonomie en eau en carburant en nourriture
      3- et puis ….. ne pas avoir le mal de mer

    2. Hope

      28 février 2021 at 8 h 59 min

      “Ne pas acheter mais PRENDRE”.

      Donc en cas de conflit Le Doare, a priori tu ne feras pas partie des Chevalliers, mais des pilleurs en quelque sorte.
      Ceux dont parle Antoine un peu plus haut.
      C’est triste.

      J’espère que d’ici là, si un gros problème arrive, tu auras travaillé la question pour l’Honneur et le Bien Commun.
      BIEN à toi, puisse Dieu t’éclairer.

  9. Ludo

    17 décembre 2020 at 9 h 57 min

    Bravo pour cet article et pour ta BAD… mais tu es un privilégié… peut-être pas financierement mais géographiquement. D apres toi, les franciliens et banlieusards d autres grandes villes (50% population) ne peuvent pas avoir de Bad… a moins de démissionner… pas facile. Je recommande donc la résidence secondaire pour ceux qui le peuvent ( préférable aussi au pavillon de banlieue qui sera souvent plus cher exposé et sans ressources). Achacun de faire en fonction de ses moyens et surtout créer du lien social. On ne survit pas seul mais en village.

  10. Splashtoons

    16 décembre 2020 at 23 h 57 min

    Super Boulot, pour toi, quelle est la taille idéale par habitant dans une BAD?

    1. Le doare

      20 décembre 2020 at 11 h 51 min

      Un bateau Voilier autonome EST la bad la plus sur…
      Je fais de l eau douce, dessallinisateur 100 litre d eau douce / heure de l électricité GE de 6 kw/ heure ,eolienne,panneau solaire,,alternateur d arbre, suis équipé pour la pêche, la chasse.
      Je peux me deplacer partout,furtivement,me rapprocher des cotes ou m en eloigner…
      De quoi tres sérieusement me defendre…
      800 litre de gazoil ( une autonomie de 3 ans sans toucher terre…)
      Un téléphone satellitaire.
      Qui dit mieux !
      Save your life,ce n est que le debut…

    2. Nat

      5 janvier 2021 at 23 h 54 min

      Merci pour ces articles très bien pensés. Idéalement c’est mieux si ta Bad est accessible par un seul chemin, il sera plus facile de surveiller ceux qui s’y approcheront. Si tu n’y vis pas mettre des caméras si ta Bad est en montagne et super isolée, tu pourras y voir les chasseurs, randonneurs et compagnie qui viennent jeter un œil. Tu peux trouver aussi par le biais de la Safer, c’est elle qui gère les terrains en priorité aux agriculteurs et éleveurs. J’ai trouvé 14 hectares comme ça, personne en voulait jamais compris pourquoi, un paradis.

  11. Frédérique HUARD

    16 décembre 2020 at 20 h 14 min

    Bonjour , cela fait un moment que je te suis , tu accomplis un travail énorme ainsi qu un grand partage je souhaitai Simplement t en remercier grandement .

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