Leçon d’autonomie alimentaire par des moules marinières bretonnes

En Bretagne, les moules/frites font partie du cliché et n’évoque pas vraiment l’autonomie alimentaire.

Tu peux en commander dans tous les restaurants du bord de mer.

On pourrait croire qu’elles ont toujours fait partie de la tradition culinaire bretonne.

Mais pas du tout !

psc moules bretagne

La consommation de moules est récente en Bretagne

Ça ne fait que quelques décennies que les moules bretonnes sont devenus “tendance”.

Pendant très longtemps, les locaux les ont complètement ignorées.

Et si tu avais osé en demander au serveur au 19ème siècle, il t’aurait sûrement pris pour un demeuré.

La raison est particulièrement… stupide !

 

Les moules, c’est pour les pauvres !”

Les moules de Bretagne ont longtemps eu une mauvaise image, c’était même la honte d’en manger.

Tout ça parce qu’à l’époque, c’était la nourriture du pauvre.

On ne les mangeait pas par choix, mais par contrainte, pour survivre.

Et les seules fois où elles étaient consommées en masse, c’était pendant les périodes de disette.

Comme les famines ou les longues grèves du début du 20ème siècle

 

“La subsistance alimentaire ne s’obtient qu’à travers le travail et l’effort”

autonomie alimentaire en Bretagne

Un travail honnête se fait à la sueur de ton front !”.

C’est une phrase que m’a souvent répétée mon grand-père quand j’étais enfant.

Ce qui est sous-entendu, c’est que pour qu’un travail soit respecté, il doit être pénible.

Celui qui gagne sa nourriture en se tuant à la tâche est brave.

Celui qui la cueille sans effort est un feignant.

Résultat, mes ancêtres bretons ont préféré se casser le dos à cultiver leurs champs plutôt que de se baisser pour récolter des moules…

 

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Les clichés sur l’autonomie alimentaire sont ridicules et incohérents

Pourquoi s’épuiser au champ quand de la nourriture pousse spontanément à proximité ?

D’un simple point de vue logique, ça n’a aucun sens.

Et le cueilleur l’a compris, il est plus malin que les autres.

Le temps que son voisin cultivateur passe à se tuer au champ, il le passe à penser, à développer son autonomie alimentaire et sa liberté.

C’est peut-être ça qui fait peur…

Autosuffisance alimentaire ou plantes sauvages comestibles : les mêmes idées fausses

Les gens normaux laissent les plantes sauvages aux animaux, c’est sale et toxique.

Ils n’ont pas compris…

Les plantes sauvages comestibles sont la meilleure nourriture que la nature puisse leur offrir.

Mais ils sont bornés…

Alors ils se cassent le dos au potager ou se ruinent en légumes sans goût au supermarché du coin.

Sois malin et libre, cueille.

 

Prépare-toi !

  

Antoine
Apprendre Préparer Survivre

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27 Commentaires
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luspha
luspha
1 année il y a

excellent, j adore ton humour  » mes ancêtres bretons ont préféré se casser le dos à cultiver leurs champs plutôt que de se baisser pour récolter des moules » , ceci dit on ne peut pas se nourrir que de moules hein, mais bon dans le principe je suis d accord avec toi mais aussi avec Nicolas, si on a la possibilité de faire un potager (en circuit fermé (eau, graines des productions…c est mieux) c est quand même plus pratique, d autant plus quand on n arrache pas les « mauvaises herbes » qui sont pour la plupart tout autant nutritives que celles cultivées
ceci dit connaitre et savoir profiter de ce qu on trouve dans la nature et dans l eau me semble indispensable quel que soit notre mode de vie,
belle journée à tous 🙂

Joël LUCAS
Joël LUCAS
1 année il y a

Les moules ne sont en effet pas dans la tradition en BZH, par contre, le mets du pauvre, ça a toujours été les berniques ( les escargots de mer ), et les huitres sauvages, et en général le fruit de la pêche à pied.

Le climat en BZH n’était pas le même qu’aujourd’hui : plus humide et plus froid ( d’où la réputation de la météo bretonne ), en Armor ( la Bretagne des côtes ), les mois de novembre et décembre s’appellent Miz Du ( mois Noir ) et Miz Kerzu ( mois « super-noir » ).
tout ça parce que les réserves étaient au plus bas ou pourries, et que les champs ne donnaient plus rien.

Bref : en effet, les moules c’est plutôt côte d’opale et au Nord 🙂

nicolas
nicolas
1 année il y a

Ok mais faut quand même nuancer un peu ce genre de propos « pute à clique ».
Cueillir des plantes sauvages c’est super et je suis à fond pour cela, mais
– Il faut faire un quelques efforts pour en trouver. Il faut savoir où chercher, marcher avec un sac à dos.
– Il faut un minimum connaître ce qu’on cueille. Certaines confusions peuvent être un peu incommodantes voire de rares fois mortelles.
– Les techniques de permaculture favorisent un potager avec moins d’efforts.

Entre les salades, courgettes, radis, tomates, etc que j’ai dû planter (avec de moins en moins d’efforts graces au non travail du sol et un arrosage facilité) mais que je peux ramasser facilement et sans crainte, et les plantes sauvages que je dois aller chercher, le ratio n’est pas si simple..Remonter 10kgs de courgettes du jardin ça va, me trimballer 10kgs de plantes sauvages en foret, c’est plus compliqué XD

Jerome DEALET
Jerome DEALET
1 année il y a

Bonjour
Bel article une réalité bien présente.
Cependant j’aimerais apporter quelques précisions : Le plat moules frites est issue de la Belgique. Les moules-frites sont servies pour la première fois dans la friture Fritz, sur le champ de foire de Liège, en 1875.
Puis le plat a transité par la côte d’opale, mer des Hauts de France, c’est devenue une tradition côtière franco-belge, et oui aussi un plat des pauvres, comme la glane de la pomme de terre et autres légumes …
Pour compléter, la photo du Tréport fait partie de la Normandie et non de la Bretagne. (je ne suis ni breton ni normand, juste un « homme du nord » un Ch’ti .)
Bonne continuation,
A la prochaine lecture,
Cordialement
JD

Anne Courgette
Anne Courgette
1 année il y a

Alors les moules frites, c’est quand même plutôt le cliché de la Belgique que celui de la Bretagne… quant aux moules en Bretagne… bah là encore c’est plutôt en Normandie qu’on en mange (d’ailleurs votre photo parle du Tréport… qui n’est pas en Bretagne). Venez faire un tour par chez nous en Normandie un été, c’est super !

Thevenin
Thevenin
1 année il y a

Bonjour Antoine sur un tout autre sujet mais qui selon moi est une question de survie!! Le vaccin covid? J aimerai savoir comment tu as créé ton réseau afin de pouvoir toucher un max de monde en étant en marge des médias mainstream…. je souhaite alerter sur le passe sanitaire et sur le danger que représente la vaccination. Merci

Céline
Céline
1 année il y a
Répondre à  Thevenin

Tout à fait d’accord avec vous, Le’pire c’est que la plupart des gens font l’autruche et ne sont au courant de rien…. Merci

Céline
Céline
1 année il y a
Répondre à  Thevenin

(je parlais des plantes comme du vaccin coco…)

Kelt
Kelt
1 année il y a

Bonjour , il est vrai que l’entent autour de moi des ( très) ancien me racontant que bien que sachant parfaitement que l’estran etait une source de nourriture accessible et facile les ancienne generation ne s’y adonnaient par car vis a vis du regard des autres celà pouvait etre le signe de difficultés financière…….image d’eux même qu’ils se refusaient a donner c. Je ne pense pas que cela ait été un comportement général mais , la tradition de la pêche a pied remonte a la nuit des temps , mais plutôt le comportement d’une frange de la population locale pour laquelle le recourt au ressource du littoral n’est pas une activité première .

Jean-michel Chazine
Jean-michel Chazine
1 année il y a

Certes, certes… mais mettre également en place un système de régulation pour éviter toute surconsommation n’est pas moins indispensable…Pendant mon enfance, on mangeait des praires et des crevettes grises, décriées et négligées par les gens, car elles étaient moins chères… Résultat? Elles sont en voie de disparition et coutent donc très cher maintenant… Conclusion?

Yves Honorez
Yves Honorez
1 année il y a

Bonjour, voilà une façon originale de présenter ce sujet 😉 Je souhaite apporter une nuance : je perçois une « opposition » entre « manger des plantes sauvages » et « se casser le dos dans son potager ». Personnellement, dans ma vie en général, j’opte toujours pour l’addition de solutions, d’approches bref être dans le « ET » plutôt que dans le « OU ». Dans ton propos, je crois qu’il est donc mieux d’adopter la solution potager en autonomie et la récolte et la consommation de plantes sauvages. De mon point de vue, basé sur mon expérience, les doubles ou triples solutions sont très souvent génératrices de résilience puissantes. Merci pour tes écrits et partages, à bientôt, Yves

Milner
Milner
1 année il y a

Bonjour
Je peux avoir la source des informations ?
Car en Bretagne les moules frittes c est juste pour servir les touristes parisiens
Le Breton mangent des fruits de mer depuis plus longtemps que anne de Bretagne et le beurre salé gratuit sans taxe…
La culture à grande échelle pour 10 m de tonnes par ans arrive en 1955 et au mont st Michel pas en Bretagne faut pas confondre … ici les moules sauvages sont présentent depuis bien longtemps et n ont jamais été un plat de pauvre….. d ou ma question les sources c est quoi ?
Merci

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